Les 7 boulettes du journaliste en herbe

1. Oublier la carte SD de son appareil photo.

Oui, oui, ça arrive, même au meilleur. C’est sans doute la plus grosse boulette qui puisse vous arriver. Sans photo pas d’article ! Je me suis retrouvée une fois dans cette situation (pas deux !). Un conseil, mettez dans votre sac une deuxième carte SD, au cas où vous auriez laissé la première dans votre ordinateur.

2. Avoir un stylo qui ne fonctionne pas.

Bien sûr, il paraît évident qu’on doit toujours avoir sur soi une dizaine de stylos lors d’une interview. Mais c’est évidemment le jour où vous n’avez plus qu’un seul stylo sur vous qu’il décide de lâcher. Si vous vous trouvez dans cette situation un jour, j’ai une petite astuce. Appuyez aussi fort que vous le pouvez sur votre stylo afin qu’il dessine des marques profondes sur le papier. Ensuite colorez la surface avec un crayon à papier. Vous verrez apparaître les mots en blanc. Ce n’est pas l’idéal mais ça peut vous sauvez.

3. Ne pas avoir vérifié quelle tête avait le maire avant d’aller au conseil municipal.

Un grand classique lorsqu’on est stagiaire. On est envoyé à la dernière minute au conseil municipal ou à une conférence de presse. On se précipite, vite, trop vite, au rendez-vous… une fois sur place on ne sait même pas qui est le maire (voire on ignore son nom) et il ne porte toujours son écharpe ! Or un journaliste pour être crédible doit connaître tout le monde ! Il suffit de quelques minutes sur internet pour trouver le nom du maire et de ses adjoints avec leur photo ! En prenant cette habitude on est beaucoup plus professionnel.

4. Oublier de se présenter.

lorsqu’on aborde des gens, il ne faut pas oublier qu’ils ne savent pas qui vous êtes. Si vous souhaitez qu’ils parlent il faut se montrer agréable (sourire en toutes circonstances est indispensable) et se présenter. Exemple : « Bonjour, je suis Mélanie Dupont, journaliste pour Le Monde  » . Si vous êtes stagiaire ne le dîtes pas. Vous êtes avant tout un journaliste, présentez-vous comme tel.

5. Avoir oublié de demander comment s’appelaient les personnes interviewées (pour un micro-trottoir).

Une autre habitude à prendre ! Dès qu’on rencontre quelqu’un il faut connaître au moins son prénom. Dans l’idéal il faut demander le prénom, le nom, l’âge et la profession. Toutes ces informations ne seront pas forcément utiles pour l’article mais on les a sous le coude au cas où. Attention ! Évitez de demander ces informations dès le début. Quand on demande aux gens de décliner leur identité ils se sentent parfois agressés et sont méfiants. Vous risqueriez de les braquer. Il faut essayer de les mettre en confiance en leur posant des questions générales avant de les interroger sur eux.

6. Prendre une photo à contre-jour.

Faites attention au soleil, à votre environnement,… la photo compte parfois plus que votre article. C’est elle qui va attirer le lecteur.

7. Oublier de signer son article.

Soit vous êtes un boulet, soit vous n’assumez pas. Sachez qu’un journaliste digne de ce nom ne se défile pas. Il est responsable de tout ce qu’il écrit, même de ce qui n’est pas signé. Après tout ce travail il serait dommage de ne pas afficher fièrement votre signature.

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Menaces à la rédac’

« Je débarque à la rédac’ et je vais tout péter, vous allez moins rire! », le journalisme c’est un métier où on risque sa vie au quotidien. Pas seulement dans les pays en guerre. Pas besoin d’aller en Syrie ou au Mali pour se faire menacer. Inutile de travailler à Libération ou à BFM TV pour se faire attaquer.

C’était il y a quelques mois, par une matinée paisible dans petite rédaction qui s’occupe d’un hebdomadaire, dans une ville sans histoire, comme il en existe des milliers en France. Comme tous les matins chaque journaliste s’active, prend ses rendez-vous, rédige quelques articles, corrige ceux des correspondants locaux. Soudain, le téléphone sonne à l’accueil. A ce moment-là, personne ne se doute de ce qui va se passer.

La secrétaire décroche et demande à un des journalistes de prendre l’appel. « C’est un monsieur qui souhaite quelques précisions sur un article paru cette semaine ». Le rédacteur-en-chef se dévoue. Après quelques minutes, il hausse le ton. « Cet article est conforme à ce que nous a révélé la gendarmerie. Notre journaliste sait comment il doit travailler, je vous remercie. Le rédacteur, sort de son bureau, avec sa mine des mauvais jours.

« On a un sérieux problème »

Les yeux fixés sur la porte d’entrée, jouant avec ses mains il nous révèle les véritables intentions de cet appel. Quatre jours plus tôt avait eu lieu un terrible accident de voiture, tuant deux personnes âgées. « On a un sérieux problème ». L’appel provenait d’un des fils des deux victimes qui n’était pas satisfait de l’article qui avait été fait. « Apparemment, on se serait trompé en sous-entendant que c’était le mari qui conduisait la voiture et non sa femme. Leur fils est fou de rage. Il veut porter plainte ». Petit silence, suivi d’un regard. Puis…. « Il veut aussi venir à la rédaction et régler ses comptes avec la personne qui a écrit le papier ». Long silence. « Je débarque à la rédac’ et je vais tout péter, vous aller moins rire » sont ces propres termes.

Tout le monde était d’accord. L’homme était encore sous le choc de l’accident de ses parents. Il se calmerait. Puis on fit le point. Mais au fait, qui a écrit cet article?

Le coupable était en vacances bien sûr! Aucun des journalistes présents ce jour-là ne s’était occupé de cette affaire. Bien sûr tout le monde connaissait les faits, mais personne n’avait vérifié les sources lui-même (ne jamais faire confiance à qui que ce soit). En fouillant dans les archives des articles et dans l’ordinateur du journaliste en cause, nous nous sommes rendus compte, que c’était en réalité un correspondant local qui s’était trouvé sur le terrain qui avait réalisé le papier fautif.

Le téléphone sonne.

C’est la gendarmerie. Elle nous explique qu’elle a reçu le coup de fil d’un homme aux propos confus qui voulait savoir si c’était la gendarmerie qui s’était trompée dans les informations qu’elle avait confiée aux journalistes. « C’est scandaleux de vouloir nous faire porter le chapeau ». Les gendarmes nous ont dit gentiment de nous débrouillez avec le fou furieux. Ils ont sans doute juger que les menaces étaient justifiées. Merci, on se sent en sécurité.

« Il va vous casser la gueule »

Troisième coup de téléphone

C’est le tour d’un autre fils du couple décédé qui nous avertit : « Je viens d’avoir mon frère au téléphone. C’est quoi ce bordel? Je vous préviens, mon frère quand il est en colère, je peux pas le retenir. Il va vous casser la gueule… comme vous êtes une femme peut-être pas, mais vous aurez plus d’ordinateur, plus de bureau ».

Bon, là, ça craint.

Commence des pourparlers entre le rédacteur et le second frère. « Que voulez-vous qu’on fasse ? L’article est publié. La seule chose qu’on puisse faire c’est d’écrire un erratum, dans le prochain numéro… » Le second frère semble satisfait. Soulagement dans l’équipe. Il va tenter de calmer son frère.

En attendant, on se barricade dans la rédaction, en se demandant si on doit rire ou pleurer.

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Comment obtenir de l’expérience ?

Un premier stage c’est un rêve pour beaucoup de futurs journalistes qui veulent se faire les dents. Parfois, il est même nécessaire pour conquérir les écoles. Le milieu journalistique est un cercle très fermé et à moins d’être pistonné, difficile de décrocher le sacro-saint stage. Mais le terme « impossible » n’existe pas dans le langage journalistique. Soyez tenace et persévérant et vous y arriverez!

Bloguer et écrire dans des journaux lycéens/étudiants

Pour commencer, il est souvent plus facile d’intégrer un journal lycéen ou étudiant. C’est toujours formateur. Dans la même idée bloguer, en écrivant de petits articles (critiques cinématographiques, littéraires,… ), permet de se familiariser avec l’écriture. Si vous n’arrivez pas à trouver un stage, vous pouvez commencer par ça. Attention, cela ne remplace pas un stage, qui permet de se faire corriger par de vrais journalistes.

Être correspondant local

Les journaux locaux (hebdomadaires ou quotidiens) recherchent souvent des correspondants locaux. Ce sont des personnes qui n’ont pas le statut des journalistes, mais qui travaillent en collaboration avec eux. Ils sont chargés de couvrir les évènements dans un secteur géographique délimité (inauguration d’une route, activités dans les écoles, ouverture d’un nouveau magasin,…). Ce ne sont que de petits articles, mais cela permet d’écrire régulièrement et de se familiariser avec le travail journalistique. Entre correspondant local et journaliste-stagiaire, il n’y a qu’un pas.

Privilégiez les journaux locaux

Les grandes rédactions sont peu accessibles et s’embarrassent peu des stagiaires ignorants (et donc inutiles). Postulez pour un stage dans un média connu comme Le Monde, Libération, Le Figaro, France Télévisions ou Radio France c’est courir vers l’échec. Quand on a peu d’expériences, rester humble et frapper à la porte des « petits » médias, c’est la meilleure solution. Les journaux locaux et notamment les hebdomadaires accueillent plus facilement les stagiaires, auxquels ils confient facilement de petites missions et les laissent écrire des articles qui paraîtront réellement dans leur journal (ce qui est un bon début). Il ne faut pas dénigrer les « feuilles de choux ». Dans ce type de médias, on acquiert rapidement de l’expérience en étant directement intégrer à la rédaction. Ici, pas question de faire les photocopies mais bien de travailler!

Être mobile et flexible

Il ne faut pas se focaliser sur un seul journal ou un seul type de médias. Toutes les occasions sont bonnes. Multipliez les CV et lettres de motivation et envoyez-les vers tous les médias qui existent (presse, radio, TV,…) près de chez vous, de chez vos amis ou des membres de votre famille (s’ils  habitent plus loin et qu’ils acceptent de vous héberger bien sûr!).

Écrire des piges

A défaut de stage, vous pouvez toujours tenter d’écrire des piges (article que vous revendez aux rédactions). Il y a peu de chances qu’elles soient publiées, mais on ne sait jamais!

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Que faire avant une école de journalisme ?

Toutes les écoles vous le diront : non, il n’y a pas de « parcours type » qui permet de mieux réussir les concours et d’optimiser ses chances de réussite. Cette affirmation est vraie et fausse. Explications.

Il existe un écart entre la réalité des épreuves et le discours des écoles. En théorie tous les profils les intéressent, en pratique on remarque une certaine homogénéité des candidats.

Ainsi, le concours d’entrée et notamment l’épreuve de culture générale privilégie les connaissances en histoire, littérature, droit,…. Autrement dit, on a plus de chance de réussir les tests écrits lorsqu’on fait des études dans l’une de ces filières.

Optimiser vos années d’études

Les écoles, sauf celles non reconnues par l’État et les deux IUT proposés à Tours et Lannion, demandent aux candidats de posséder un Bac +2 voire un Bac +3 minimum ! Faites-en sorte de rendre vos études utiles pour vous préparer au mieux aux concours.

Il est préférable de privilégier les cursus post-bac généralistes (classes préparatoires, sciences-politiques, double cursus,…) qui permettent d’acquérir rapidement de la culture générale.

Par ailleurs les filières littéraires sont un bon moyen de se préparer aux nombreuses épreuves d’écriture (épreuve de créativité, écriture d’articles, dissertation sur un sujet d’actualité,…), ainsi que de se préparer à l’épreuve de français.
Les licences d’information et communication ont l’avantage, quant à elles, de proposer une première approche du métier journalistique qui peut s’avérer utile notamment pour faire des stages, qui mettent en valeur votre profil, lors des oraux.

Les passionnés de sciences auront sans doute plus de difficultés pour les épreuves écrites, mais c’est un véritable atout pour les oraux. Ce type de candidat est rare et donc très apprécié par les jurys d’oraux.

Acquérir de l’expérience par des stages

En parallèle de vos études, faites le maximum de stages. Cela vous permettra de peaufiner votre projet professionnel, de vérifier que le métier correspond à vos attentes et de montrer lors des oraux votre motivation. En outre, ils vous aideront à apprendre à réaliser de bons articles.

Mettre l’accent sur les langues étrangères

L’anglais est souvent la bête noire de beaucoup de candidats. Pourtant cette langue est indispensable dans le métier journalistique. L’épreuve d’anglais est discriminatoire dans les concours, c’est-à-dire qu’elle permet de démarquer les candidats. Il ne faut donc pas faire l’impasse sur cette langue. Pour cela, pratiquer régulièrement l’anglais, partez en séjour à l’étranger, travailler votre grammaire,…

Si vous aimez les langues étrangères, n’hésitez pas à conserver votre deuxième langue, voire apprenez-en une nouvelle (si possible une langue rare comme l’arabe, le russe, le mandarin,…), ce sera toujours un atout pour vous distinguez des autres candidats.

Faire ce que l’on aime

Dernier conseil. La meilleure stratégie c’est de faire ce que l’on a envie. Inutile de se forcer à faire de l’histoire si on déteste ça, sous prétexte que ça peut nous servir pour les concours. Faites vous plaisir! Les écoles n’exigent aucun cursus, alors choisissez celui qui vous tente le plus. Si vous faites ce que vous aimez vous saurez toujours justifier vos choix lors des oraux et vous montrerez votre vraie personnalité. L’originalité peut être un atout, ne l’oubliez pas.

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Code de déontologie du journaliste

Un article ou un reportage peut avoir des conséquences graves, à la fois pour les personnes concernées par la production journalistique (atteinte à la vie privée, propos racistes ou calomnieux), mais aussi pour les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Une mauvaise information a parfois les mêmes impacts qu’une rumeur et laisse des traces. Ainsi, l’attente de professionnalisme est d’autant plus grande envers les journalistes. Voici La Charte de déontologie du journaliste que l’on peut retrouver sur le site du Syndicat national des journalistes.

« Un journaliste digne de ce nom prend la responsabilité de tous ses écrits même anonymes«  :

Le journaliste…

1. prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes.
2. tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles.
3. ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel.
4. n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle.
5. s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque.
6. ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées.
7. ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière.
8. ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque.
9. ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures.
10. garde le secret professionnel.
11. n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée.
12. revendique la liberté de publier honnêtement ses informations.
13. tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières.
14. ne confond pas son rôle avec celui du policier.

Paris, Juillet 1918 – révisée en janvier 1938, puis en mars 2011.

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10 conseils pour bien choisir son école

Le meilleur moyen pour devenir journaliste est de passer par une école. Elles sont nombreuses, proposent des formations très diverses, ne délivrent pas toutes le même diplôme et surtout n’ont pas le même coût. Dix conseils, pour s’y retrouver dans cette jungle des formations journalistiques et pour bien choisir une école en fonction de ses besoins.

1. Écoles reconnues ou non par l’État et la profession. Premier conseil, bien vérifier que l’école soit reconnue par l’État et la profession. Autrement dit, elle doit être agréée par l’État, qui reconnaît la valeur et le sérieux de la formation ainsi que de son diplôme. Ces écoles sont au nombre de 13, en France. Choisir une école non reconnue, c’est prendre le risque de ne pas trouver d’emploi à la fin de ses études, qui sont souvent très onéreuses (plusieurs milliers d’euros par an), car les professionnels privilégient les étudiants sortant des écoles reconnues, dont ils sont sûrs de la compétence.

2. Coût de la formation / école privée ou publique. La réalité économique revient vite au galop. Les formations journalistiques peuvent coûter très chères, il faut donc avant de postuler dans une école, vérifier ses propres capacités financières. Ainsi, il faut faire un premier tri entre les écoles privées et les écoles publiques.

3. Possibilité de bourses. Certaines écoles privées sont tout à fait diaboliques! Vous pouvez, alors que vous êtes étudiants, ne pas pouvoir disposer d’une bourse lors de vos études de journalistes. Il faut bien vérifier, si vous êtes boursiers, que vous puissiez garder vos bourses. Sinon, inutile de postuler pour ces écoles. En revanche, certaines proposent comme dédommagement une réduction des frais d’inscription pour les boursiers. Renseignez-vous bien.

4. Nombre d’années d’études. Il existe deux recrutement. L’un au niveau Bac ou Bac +1, qui concerne deux écoles à Lannion et à Tours. Le diplôme obtenu est un DUT, qui peut se prolonger par une licence professionnelle en journalisme. L’autre recrutement se fait à Bac +2 ou plus souvent à Bac+3 minimum. Ces écoles délivrent un master de journalisme, qui se réalise en 2 ou 3 ans. Vous l’aurez compris, il est possible de devenir journaliste avec un Bac+2, comme le devenir à Bac +5 voire plus (si vous avez déjà un master avant d’entrer dans les écoles). Les études sont le plus souvent longues, même s’il est possible de devenir journaliste (le plus souvent dans des médias régionaux) en passant par un IUT.

5. Les spécialités proposées. Toutes les formations de journalisme de ne se valent pas. Certaines, privilégient les médias régionaux (IUT Lannion), certaines la presse écrite (École de journalisme de Toulouse avec 50% qui se dirigent vers la presse), certaines attachent beaucoup d’importance aux médias étrangers et aux langues, comme à Strasbourg où la fin du cursus se fait à l’étranger. L’école de Lille propose même une formation de journaliste scientifique.
Avant de s’inscrire dans une école, épluchez bien les différentes formations, en fonction du média dans lequel vous souhaitez travailler (TV, presse, radio, web), l’échelle à laquelle vous voulez devenir journaliste (locale, régionale, nationale, internationale) et enfin demandez-vous si vous souhaitez privilégier lors de vos études la pratique ( comme à l’institut pratique du journalisme à Paris, où les étudiants produisent de l’information chaque jour) ou la théorie ( mise en avant par le Celsa à Paris où les étudiants produisent même un mémoire).

6. Apprentissage or not ? De plus en plus d’écoles de journalisme proposent des filières en apprentissage, qui permettent de travailler au sein d’une rédaction une semaine sur deux ou tous les 15 jours, tout en suivant des cours. Cette formule est très appréciée des professionnels qui peuvent embaucher des étudiants tout de suite opérationnels. Pour ces derniers c’est un moyen concret d’entrée dans le métier et de « faire son trou ». Pour les névrosés des études, c’est un bon moyen d’obtenir un diplôme sans passer trop de temps sur les bancs des amphis.

7. Les possibilités de stages. Toutes les écoles reconnues par l’État obligent leurs étudiants à faire des stages lors de leur cursus. N’oublions pas, que vous souhaitez devenir journaliste, donc vous aimez être sur le terrain. Toutefois, les durées de stages sont plus ou moins longues (parfois franchement ridicule, tel que 15 jours). Alors faîtes bien attention et regardez bien l’importance donnée aux stages pour chaque école.

8. La réputation des écoles. Enfin, le critère le plus évident, que vous attendiez tous! Il est important de vérifier la réputation de l’école sur le marché de l’emploi. Car une fois un diplôme en poche encore faut-il être attractif pour les employeurs. Il ne faut pas se voiler la face, le journalisme est en crise (mais quel secteur d’activité ne l’est pas?), c’est pourquoi, en tant que petit étudiant, il faut s’intéresser au taux d’anciens élèves ayant réussi à trouver un emploi à la sortie de l’école. Rassurez-vous, en règle générale, pour les écoles reconnues par l’État, ce taux est relativement élevé. Cependant, il faut reconnaître que sortir de l’école de Lille ou des écoles parisiennes présentent un certain avantage.

9. Le cadre de vie de l’école. Ce critère peut paraître futile, toutefois si vous n’avez pas les moyens de vivre à Paris ou si vous êtes allergique à la Province, il peut paraître judicieux de s’intéresser au cadre de vie qui entoure l’école. N’oubliez pas que pour réussir il faut d’abord se sentir bien.

10. Enfin, N’oubliez pas que ce n’est pas vous qui choisissez l’école, mais bien l’école qui vous choisit. Eh oui, il vous faut d’abord réussir les épreuves d’admission et à moins que vous ne soyez excellent vous serez déjà très heureux d’obtenir une place dans l’une des école de journalisme.

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